Les Rencontres amoureuses des 9 types

Qu'est-ce qui rend compliqué la rencontre amoureuse ? (hormis le Covid !) Qu'est-ce qui nous donne parfois l'impression de vivre encore et encore les mêmes scénarios voués à l'échec ? 

Quels sont les freins spécifiques que rencontrent chacun des 9 types de l'ennéagramme dans leur désir de faire de belles et vraies rencontres ?

Cet article utilise l'outil de connaissance de soi qu'est l'ennéagramme* pour mettre en lumière ce qui peut entraver les rencontres amoureuses des différents types de personnalité, afin de leur inspirer quelques idées pour faire évoluer le cours des choses.

Bonne lecture ! Sarah.

*En savoir plus sur l'ennéagramme.

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© Hélène Delforge, Quentin Gréban, Amoureux, Mijade, 2020

 

type 1

le perfectionniste

Le type 1 est souvent très énervé intérieurement de ne pas être en couple quand c'est ce qu'il souhaite !

 

Il s'en veut, d'abord à lui-même, et cela le renvoie à son sentiment d'imperfection : si je ne suis pas avec quelqu'un, c'est que je dois encore travailler sur moi. Il se penche donc sur des ouvrages et outils de développement personnel, continue plus que jamais ses routines de sport, de bien-être, etc. Par ailleurs, il essaie de sortir, faire des activités pour rencontrer d'autres personnes, quitte à se forcer un peu. Par contre, il peut aussi manquer certaines occasions quand il a l'impression de ne pas être à la hauteur ce jour-là.

 

Si tous ces efforts ne fonctionnent pas, la colère intérieure augmente car le type 1 surestime ce qui dépend de sa volonté et sous-estime ce qui provient du hasard... Il lui est très difficile de patienter sans rien faire par rapport à cet objectif, car il pense que cela dépend vraiment de lui !

 

Il ne se rend que rarement compte que si cette image parfaite qu'il renvoie peut susciter l'intérêt, elle peut aussi mettre à distance, et empêcher qu'une véritable rencontre ne se fasse. En effet, la personne en face peut se dire qu'"il/elle est trop bien pour lui/elle", ne pas se sentir à la hauteur.

Lors d'un rendez-vous amoureux, le type 1 se concentre sur le fait de maintenir cette image parfaite, et il va donc avoir du mal à se détendre... Face à l'autre, il peut osciller entre le fait de détecter tout ce qui ne va pas chez lui (en particulier physiquement, ce qui est souvent un critère important chez le type 1), ou l'idéaliser.

 

Cette idéalisation va souvent pousser le type 1 à se mettre en couple, mais quand le type 1 se met à remarquer certaines imperfections chez son partenaire ou, pire, que ce dernier soulève certaines limites du type 1, c'est très dur ! Il faut abandonner l'image du couple parfait, du partenaire parfait, et surtout, apprendre à lâcher le contrôle, laisser l'autre prendre des initiatives, même si cela implique que les choses ne seront pas faites comme le type 1 l'entend. Cela le déstabilise tant qu'il peut être tenté de revenir à sa vie de célibataire dans laquelle il avait finalement plus de contrôle sur les choses ! 

type 2

le serviteur

 
 

type 3

le battant

Si être en couple fait partie de ses projets du moment, le type 3 arrive généralement à ses fins, les soucis, s'il y en a, ayant plutôt tendance à survenir un peu plus tard.

 

En effet, le type 3, bon commercial, arrive bien à se mettre en valeur et à s'adapter à son interlocuteur pour lui plaire. Briller, attirer l'attention sur lui, ne lui pose pas trop de difficultés, et il dégage souvent une impression de confiance en lui qui rassure. Il aborde en effet un rendez-vous amoureux avec la même ardeur qu'un entretien d'embauche: ce qui compte, c'est de plaire à la personne en face, de "réussir" son rendez-vous, il verra plus tard s'il décide de donner suite ou pas. Un comportement qui porte à confusion pour l'autre, et qui ne l'aide pas non plus lui à discerner sur son envie de débuter une relation avec cette personne.

 

Dans le doute, il peut décider de se lancer dans la relation, sa capacité d'adaptation et son comportement positif l'aidant à se masquer les difficultés, à étouffer les questions qu'il peut se poser... Repoussant à plus tard le fait d'identifier ce qu'il ressent et de mettre sur la table certains désaccords ou divergences.

Par ailleurs, le regard des autres peut peser fortement dans son choix de partenaire : il peut être tenté de choisir quelqu'un qui soit valorisant aux yeux du monde.

 

Le chemin du type 3 est donc de chercher la vérité dans ses rencontres: montrer aux autres tout ce qu'il est, et non uniquement son versant lumineux, ses histoires de réussite ; être au clair sur ses désirs et ses ressentis, et non chercher à tout prix à plaire à l'autre ; exprimer sur le moment ce qui est peut-être plus difficile dans la relation, plutôt que de masquer les problèmes jusqu'à ce qu'ils paraissent insurmontables.

Aimer (et être aimé), le type 2 ne demande que cela et pourtant, la rencontre amoureuse ne lui est pas si facile...

 

Son attitude extrêmement prévenante et toujours prête à rendre service peuvent laisser penser à ceux qui le rencontrent qu'il leur porte un intérêt amoureux, d'autant que le type 2 est souvent assez tactile.  ("Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui prenait autant, et si bien soin de moi, il doit forcément être intéressé par moi !")

Mais, en faisant davantage sa connaissance, certains amis du type 2 peuvent se mettre à le trouver trop enveloppant, voire étouffant, dans sa manière de prendre soin des autres. Par ailleurs, la façon compulsive d'aimer et d'aider du type 2 est de prendre en charge les autres, et leurs besoins, ce qui lui donne un style quasi-maternel, et l'éloigne de ce fait du champ amoureux.

 

La souffrance du type 2 qui cherche à rencontrer quelqu'un est d'être trop souvent considéré comme une personne gentille et serviable, un bon Saint-Bernard, plus que comme un potentiel partenaire amoureux. Le risque serait d'ailleurs qu'il choisisse de se mettre en couple avec quelqu'un de particulièrement vulnérable, dans le but de pouvoir le sauver via leur relation amoureuse.

 

Au contraire, le chemin du type 2, dans sa recherche d'une relation qui le rendra heureux, est de rechercher à établir une vraie réciprocité et égalité avec les personnes. Cela passe pour lui, entre autres, par le fait d'accorder de la valeur à l'inaction: les autres ont souvent plus besoin et envie qu'il passe du temps avec eux, plutôt qu'il fasse sans cesse des choses pour eux. Cette réciprocité pourra s'instaurer dans ses relations lorsqu'il prendra également conscience, en s'appuyant sur sa flèche en 4, que ses émotions sont tout aussi importantes que celles des autres. C'est en développant des temps, des activités, pour lui, dans lesquelles il peut exprimer ce qu'il ressent, déployer sa créativité, qu'il prendra conscience qu'il a de la valeur en tant que tel, et non uniquement pour sa capacité à aider les autres.

 

Le type 4 rêve de belles rencontres amoureuses... Mais la réalité est un peu plus compliquée !

 

En effet, le type 4 a au fond de lui la croyance qu'il ne sera jamais aimé, qu'il n'arrivera pas à être heureux en couple, tout en le désirant ardemment. Cette croyance devient une prophétie auto-réalisatrice, comme s'il ne pouvait pas se confronter à la possibilité d'être heureux simplement.

 

Il s'intéresse à donc à des personnes avec lesquelles les choses s'annoncent d'ores et déjà compliquées. Ainsi, son attention se dirige vers des personnes engagées par ailleurs, vivant à l'étranger, ne sachant pas bien ce qu'elles veulent, elles-mêmes tourmentées... Bref, la garantie de vivre des émotions fortes, de souffrir souvent, mais de se mettre en couple stable, rarement. Nostalgique par essence, le type 4 est souvent habité par ces relations passées, réactivant ainsi régulièrement la souffrance d'avoir été abandonné.

 

Ce qu'il ressasse peut l'empêcher d'être vraiment disponible pour une nouvelle rencontre, et, quand la rencontre se fait, l'impression de vulnérabilité qu'il dégage peut faire craindre à la personne en face une relation de dépendance.

 

Le type 4 doit apprendre à cultiver une estime de soi stable, en particulier via de solides relations amicales, mais aussi en développant des activités artistiques, et en se mettant au service, au travail ou ailleurs. Son originalité naturelle (qu'il ne doit pas forcer!), et même sa capacité à évoquer ses faiblesses, deviennent alors des éléments qui l'aident à se connecter en profondeur avec les autres et qui facilitent donc la rencontre. Il doit cependant veiller à ce que son désir de se démarquer ne soit pas l'élément prépondérant dans son choix de partenaire amoureux, et prendre conscience de ses mécanismes d'auto-sabotage en début de relation afin de ne pas repousser la personne qu'il cherche justement à garder !

type 4

le Tragico-romantique

 

type 5

L'observateur

Le type 5 est très ambivalent face à la rencontre amoureuse: il la désire et la craint tout à la fois !

 

Farouche défenseur de son intimité, il redoute l'intrusion que cela peut représenter. Il essaie souvent d'obtenir en amont des informations sur la personne qui l'intéresse, et la prise de contact épistolaire n'est pas pour lui déplaire. L'écrit le met en effet souvent plus à l'aise, lui donnant l'impression d'une forme de maîtrise de la situation, en comparaison par exemple à une rencontre en soirée, durant laquelle on attend de lui qu'il "fasse la conversation", ce qui lui semble souvent très fastidieux. L'écrit lui permet au contraire de charmer la personne désirée par ses connaissances, la finesse de ses analyses...

 

Lors de la rencontre réelle, il fait souvent de son mieux pour garder une attitude détachée. Cela va lui donner un air mystérieux qui peut attirer... comme décourager, la personne en face le percevant comme de la froideur, ou un manque d'intérêt. Heureusement, il n'arrive que rarement à dissimuler l'anxiété dont il est la proie, ce qui laisse entrevoir à l'autre l'intérêt qu'il lui porte, ainsi que sa sensibilité. Cela lui donne également l'occasion de rire de lui-même, son humour, s'il ne devient pas trop sarcastique !, faisant souvent partie du charme du type 5.

 

Le passage à l'action dans le domaine émotionnel le tétanisant particulièrement, lorsque la personne lui plaît, il oscille entre l'attente, espérant secrètement que l'autre fasse le premier pas, ou le passage à l'action, un peu précipité. Comme il est très difficile pour lui de savoir ce qu'il ressent, émotionnellement et physiquement, la prise de décision est compliquée... Il peut donc tout aussi bien passer à côté de belles rencontres, que se lancer dans des relations qui finalement ne lui correspondent que peu.

 

En début de relation, il reste souvent sur ses gardes, attentif aux éventuelles tentatives d'intrusion de l'autre : il veut conserver sa liberté et son indépendance et se croit donc souvent plus détaché affectivement qu'il ne l'est en réalité.

 

Pour le type 5, l'évolution passe par le fait d'accepter de mettre plus de légèreté dans sa manière de rentrer en communication (vive le "small talk" !), et de quitter le registre purement intellectuel, pour partager également (et surtout!), sur ses ressentis émotionnels. En faisant cela, prendre de la distance avec sa peur de l'intrusion qui le conduit trop souvent à repousser l'autre hors de la sphère de l'intimité, ou du moins à différer l'action.

Comment être sûr que la personne qu'on rencontre est la bonne ? Voici une question qui taraude tout le monde, mais plus particulièrement les types 6, toujours avides de certitudes !

 

Face à cet enjeu majeur, les types 6 prennent dans un premier temps déjà le parti de scinder leurs rencontres amoureuses en deux catégories:

  • Celles qui ne portent pas à conséquence, et avec lesquelles ils sont capables de s'amuser le temps d'une soirée ou de quelques jours sans s'engager affectivement (on reconnaît bien là un centre mental...)

  • Celles qui pourraient devenir sérieuses et là, le mental s'emballe !

 

Ayant un sens aigu de l'engagement, le type 6 se met difficilement à moitié dans une relation : s'il s'implique, avec le grand dévouement qui le caractérise, il faut qu'il ait des garanties solides qu'il s'agit d'un bon choix. Et comme il ne se fie guère à ses ressentis, il va rechercher des critères tangibles pour asseoir sa décision. Partage de valeurs, intérêts communs, sont autant d'éléments que le type 6 va chercher à cocher sur sa liste de prérequis. Se mettre en couple avec un ami, et donc quelqu'un connu de longue date, est une situation qui arrive souvent aux types 6, le temps passé en tant qu'amis ayant permis de s'assurer qu'il s'agit d'une personne de confiance, avec laquelle le type 6 partage des choses en profondeur.

 

Le risque majeur pour le type 6 est de laisser son sentiment de peur prendre trop de place dans son choix amoureux, et de chercher en priorité quelqu'un qui pourrait mettre fin à ses doutes, plutôt que quelqu'un dont il serait véritablement amoureux. Il peut ainsi choisir de se tourner vers des personnes qui représentent une forme d'autorité, de stabilité, quitte à ce que la relation manque de fantaisie, voire même que le type 6 y perde un peu de sa liberté...

 

Prendre davantage confiance en ses ressources personnelles est ce qui va le plus aider le type 6 à faire des choix qui lui correspondent, et donc des bons choix !

 

type 6

Le loyal-sceptique

 

type 7

l'épicurien

Le type 7 a la rencontre facile, qu'elle soit amicale ou amoureuse.

 

Toujours un brin charmeur, le flirt est souvent pour lui chose aisée. Il ne prend pas trop au sérieux ses relations naissantes, en apparence du moins ; là où les choses se compliquent, c'est lorsque son partenaire lui réclame plus d'engagement. Emménager ensemble, ou "encore pire" se marier, déclenchent à coup sûr la crainte de l'enfermement du type 7 mais, sans aller jusqu'à ses extrémités, devoir renoncer à certains des multiples plaisirs de sa vie de célibataire lui est souvent difficile. Sa stratégie est donc d'essayer de tout combiner, et de continuer à dire oui à tout, pour avoir le meilleur des deux situations. Si cela ne fonctionne pas, et que la vie en couple lui apparaît comme un sacrifice trop grand, il peut préférer y renoncer.

 

Même si mettre fin à une relation occasionne de la souffrance, le type 7 se dit souvent que c'est un mal pour un bien, tellement il est convaincu que c'est grâce à ses différentes expériences amoureuses qu'il pourra se faire une meilleure idée de ce qui lui correspondrait vraiment. Cependant, cette philosophie est justement ce qui l'empêche de rentrer vraiment dans la relation, toujours à l'affût d'une meilleure opportunité.

 

Par ailleurs, si sa forte imagination contribue à charmer ses interlocuteurs, et met beaucoup de fantaisie dans la relation, elle peut aussi le détourner de la relation réelle, qui lui paraît un peu terne comparé à ses rêves romantiques.

 

Enfin, l'image de lui, légère et optimiste, qu'il cultive, peut aussi agir à ses dépens : ayant du mal à exprimer la profondeur de ses sentiments, il est parfois plus blessé qu'il n'y paraît quand un partenaire dont il est véritablement amoureux le traite justement avec légèreté.

 

L'enjeu pour le 7 est de vivre de vraies rencontres, c'est-à-vivre qu'il accepte de se laisser toucher, affecter, par la rencontre (et qu'il le montre à l'autre !)... Et qu'il comprenne que si choisir veut dire renoncer, en particulier à certains plaisirs, cela permet également d'accéder à des joies encore plus grandes !

 

type 8

Le protecteur

Le type 8 n'a besoin de personne (en Harley-Davidson)... C'est l'image qu'il a l'habitude de montrer au monde, mais qui devient tout d'un coup un peu gênante lorsqu'il s'agit de rencontre amoureuse...

 

Très conscient de ses désirs, le type 8 sait immédiatement quand une personne lui plaît. À partir de ce moment-là, il lui est difficile de patienter, de traverser sereinement la période plus ou moins longue qui précède la véritable mise en relation. En effet, il aime la franchise et la clarté, et n'aime pas que les choses soient ambivalentes.

 

Cette situation est d'autant plus difficile à supporter pour lui que son désir l'a souvent amené à ouvrir son cœur, à dévoiler des aspects de sa personnalité plus doux et plus fragiles. Cependant, se montrer ainsi à quelqu'un qu'il ne connaît qu'à peine lui fait extrêmement peur, donc il a du mal à laisser aller sa vigilance et il considère facilement certaines attitudes de l'autre comme des menaces, qui lui font ressortir ses griffes et basculer dans un rapport de forces. Il peut mettre fin à ce début de relation avec violence et virulence s'il a l'impression que l'autre a profité de sa vulnérabilité, et éprouver des désirs de vengeance.

 

Le risque est que le type 8 soit échaudé par ces rencontres malheureuses, blessé au plus profond de lui-même, et qu'il en vienne alors à ne plus se départir de son armure. Si cette impression de force qu'il dégage peut plaire, son style imposant a tout de même trop souvent tendance à mettre les personnes à distance... Pourtant, il peut puiser dans son désir profond de protéger les faibles pour davantage accueillir la douceur, chez les autres, et en lui-même. Par ailleurs, sa flèche en 5 peut l'aider à prendre du recul par rapport à ses premiers élans, et à sortir du noir et blanc pour apprécier les nuances inhérentes aux sentiments amoureux.

type 9

le médiateur

 

Le mode de relation du type 9 étant très fusionnel, il oscille souvent entre le désir de vivre cette fusion à travers la relation amoureuse, ou au contraire d'y résister, et donc de rester célibataire, pour s'assurer de garder son indépendance.

 

Il y a pour lui rencontre amoureuse lorsqu'il ressent une grande harmonie entre l'autre et lui, une forme d'alchimie, d'équilibre des désirs, difficilement définissable, mais qu'il ressent fortement (fidèle dans cette situation à son centre tripes!). Cela lui donne envie de prendre son temps, de profiter de cette phase d'approche qu'il apprécie en tant que telle car elle leur permet à l'un comme l'autre de mieux se connaître, d'approfondir l'harmonie des débuts, et car il sent que quelque chose de beau est en train de se créer et il s'en délecte. Cette phase lui permet aussi d'avoir mieux accès à ses désirs profonds, à la façon dont il veut vivre cette relation. Cependant, ce rythme qui est le sien peut être perçu comme lent par l'autre, ou par l'entourage, qui vont presser le 9 de passer plus vite à l'action, sous-peine de perdre le partenaire potentiel, qui peut même se mettre à douter de l'envie réelle du type 9 de se mettre en relation avec lui. Les craintes du partenaire peuvent être renforcés par le fait que le type 9 est adepte de la communication non-verbale, des marques d'intérêt délicates, qui ne sont pas toujours clairement perçus par l'autre.

 

Lorsqu'il se met à ressentir de la pression en ce début de relation, lorsqu'il perçoit des marques de désapprobation de la part de l'autre, l'angoisse du type 9 grandit. Cette angoisse naît de sa crainte de décevoir l'autre.  En effet, très empathique, le type 9 a une grande capacité à capter les désirs de l'autre, et souhaite y répondre. Mais il doute fortement de lui-même, et il a souvent l'impression que l'autre lui prête des qualités qu'il n'a pas, et cela le fait culpabiliser, comme s'il avait cherché à tromper l'autre. Cette peur de décevoir est souvent renforcé par le fait que le type 9 considère souvent, inconsciemment ou non, son partenaire comme possédant des qualités majeures que lui-même n'a pas, et donc comme supérieur à lui-même.

 

L'écoute de ses désirs propres, présente pourtant dans la rencontre, le choix de cette personne en particulier, peut disparaître lorsque des désaccords surviennent, pour laisser la place à une forme de culpabilité pour des fautes que le type 9 n'a pas commises. En escamotant ses désirs, en ne les exprimant que faiblement, le type 9 prend le risque de rendre la relation bancale, et frustrante, pour lui comme pour l'autre, sur le long-terme. 

Ceux qui connaissent cet aspect de l'ennéagramme se doutent bien que chaque type, en fonction de son sous-type, ne va pas se comporter de la même manière dans le domaine de la rencontre amoureuse.

 

Sans développer cet aspect type par type, nous pouvons cependant énoncer ces quelques points:

 

  • Que ce soit dans le champ amical ou amoureux, les personnes d'un sous-type ont tendance à être spontanément davantage attirées par celles du même sous-type.

  • Les coups de foudre concernent donc plus souvent les couples de même sous-type, les couples avec des sous-types différents ayant plutôt tendance à se former après un temps de fréquentation plus long.

  • Les sous-type tête à tête sont ceux qui recherchent le plus l'intensité de la rencontre, et qui sont les plus à même de créer rapidement une connexion forte avec un inconnu. Ils sont donc d'une certaine manière avantagés dans leurs rencontres mais cela signifie aussi qu'ils ont des attentes très fortes vis-à-vis de la relation amoureuse, et que leur compulsion de type va particulièrement se manifester dans ce champ de leur vie.

  • Pour les deux autres sous-types rencontrer quelqu'un et se mettre en couple va être moins considéré comme une priorité (même si cela les intéresse néanmoins!)

  • Les sous-type survie ne sont pas spontanément portés vers le fait d'élargir leur cercle amical, ils ont donc moins tendance à faire des rencontres dans leur quotidien. C'est souvent en faisant des activités ensemble que les sous-type survie se sentiront le plus à l'aise de faire des rencontres : l'activité leur permettant d'échanger sur ce qui est concrètement vécu ensemble, et leur laissant le temps de faire connaissance sans se précipiter. Si le temps de la rencontre ne les met pas très à l'aise, leur désir de sécurité les conduira souvent à s'engager de manière sérieuse dans la relation.

  • Les sous-type sociaux, de leur côté, évoluent dans un cercle large de relations, ils sont donc régulièrement en contact avec des personnes variées, et sont doués pour garder des liens sur le long terme. Ils s'intéressent aussi généralement à un grand nombre de sujets, ce qui leur permet de discuter facilement de choses et d'autres. Ils sont donc confortables dans le fait de plaire à tous, mais il peut leur être plus compliqué de se mettre dans une posture de séduction pour plaire, et se faire remarquer, d'une personne en particulier. Le regard des autres étant particulièrement important pour eux, ils sont attentifs à ce qu'on pourra penser de leur choix de partenaire, ce qui ne les conduit pas nécessairement à faire de bons choix.

Et les sous-types dans tout ça ?

Sarah de Barthès

Coach et formatrice ennéagramme

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